Veue du Palais Major à Rome de l'arc de Constantin et du Colisée.

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Veue du Palais Major à Rome de l'arc de Constantin et du Colisée.

L : 308 H : 250
Faucheux : 36.1
Cette image fait partie de la suite 36 : Suite sans description


Ces mots sont écrits à la main, d'une écriture ancienne, sur une estampe qui se trouve à la bibliothèque impériale dans l'oeuvre de Silvestre et qui se trouve tome 3e à la fin et dont voici la description. Cette pièce représente la campagne de Rome. On voit des ruines partout. A droite, au fond, ce sont les ruines du Colisée et, à coté, on remarque l'arc de Constantin auprès duquel il y a un troupeau. Vers le milieu, on voit un carrosse attelé de deux chevaux et, derrière, trois hommes à pied qui le suivent en courant. A gauche, en arrière plan, on voit les ruines d'un grand édifice. C'est ce qui reste du palais Major ; ces ruines sont couvertes d'arbustes qui croissent de toutes parts. Entre ces ruines et le spectateur, il y a un moulin. Enfin, sur le premier plan, à droite, il y a deux pêcheurs dont l'un est assis, et au milieu, on voit un homme qui chasse un boeuf devant lui. La marge du bas est restée blanche et attend une inscription ; cependant il y a la signature suivante : Israël Silvestre fecit, 1653. Cette date est à peine tracée à la pointe sèche. Cette pièce est très finement gravée ; voici ce qu'en dit Mariette : " Mon Père a eu à la vente de M. Boulle une pièce qui représente une vue du Palais Major, d'une partie du Colisée et de l'arc de triomphe de Constantin à Rome, qui est extrêmement rare ; elle a été gravée par Silvestre en 1653,. Il y en a une épreuve assez belle dans l'oeuvre de Silvestre qui est chez le Roy et qui vient de M. Beringhen, laquelle oeuvre a été formée originairement par M. Vivot, ami et contemporain de Silvestre. Au bas de cette dernière épreuve, on a écrit (peut-être M. Vivot) : "La planche est en Suède, il y a 36 ans et il n'y en a point d'impression." Je ne sais ce qu'est devenue l'épreuve de Mariette, je n'en connais que deux autres, celle de la bibliothèque impériale et celle qui se trouve dans l'oeuvre de Silvestre qui appartientà M. Simon, recueil qui a été formé par Silvestre lui-même. Malgré l'assertion de Mariette, qui s'en est tenu probablement à la signature, je ne crois pas que cette planche ait été entièrement gravée par Silvestre ; les arbres me semblent avoir été faits par Goyran ; le paysage est dans le goût de Claude Lorrain et très joliment exécuté ; il a plus de grâce que n'en ont ordinairement les pièces de Silvestre ; je douterais même volontiers que Silvestre en ait fait autre chose que le dessin. C'est cette estampe que Jombert appelle le Colisée (Catalogue de La Belle page 24 en note), elle est certainement la plus rare de l'oeuvre.

 

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