Jacques de Silvestre (1879 - 1955)

Jacques de Silvestre (1879 - 1955)

Jacques de Silvestre
Le capitaine de Silvestre - Les galons sur l'épaule gauche indiquent 3ans ½ de présence au front

Jacques nait à Paris, et perd sa mère à l'âge de 5 ans.

Il s'entend peu avec sa belle mère et quitte la propriété de Vallenche au décès de son père en 1905. Il a alors 25 ans et s'engage dans l'armée, plus précisément dans la cavalerie qui allait fournir les premiers contingents d'aviateurs.

Jeune lieutenant, il découvre le pilotage à l'Ecole d'aviation militaire Blériot à Étampes en 1911. Il obtiendra le brevet de pilote civil n° 599 du 8 juillet 1911 et le brevet de pilote militaire N° 58 du 18 octobre 1911.

L'aviation est encore rare à l'époque et certains journaux notent le moindre événement (voir les documents ci-dessous).


Jacques de Silvestre devant un Nieuport
Jacques de Silvestre devant un Nieuport X

Le 27 août 1914 sont avion est touché ; l'incident est relaté dans "Les As peints par eux-mêmes" par M. Jacques MORTANE :

En août également, la cinquième arme perdait l'un de ses meilleurs pilotes : le lieutenant Mendès, chargé de conduire son escadrille de Nancy à Ghampaubert, avait reçu l'ordre d'atterrir au camp de Châlons pour y prendre des cartes de la région. Là, un cuirassier survient et dit à l'officier :
« Dépêchez-vous de partir, les uhlans sont là ! »
Mendès, chef de la troupe ailée, décide de rester et d'attendre tous ses pilotes. Le lieutenant de Sylvestre arrive. Son camarade lui explique le danger et remet son hélice en marche. A peine de Sylvestre est-il reparti que les Allemands l'aperçoivent, tirent sur lui et crèvent son réservoir, l'obligeant à se poser après quatre minutes de vol. Ces quelques instants ont suffi pour permettre au Français de se poser dans nos lignes. Puis c'est le maréchal des logis Vincent qui survient. Même scène. Le sous-officier repart et s'envole en ligne droite pour ne descendre qu'à bout d'essence. Ouf les Boches étaient loin !

C'est en Picardie qu'il rencontre Thèrèse Lecerf qu'il épouse en 1919 à Abbeville. Ils achètent la propriété de Bellegarde en Charente-Maritime, Jaques se rapproche ainsi de sa soeur Henriette qui a épousé le comte Ferdinand de Roffignac, et vit à Cherves, près de Cognac.

Comme il l'a promis, Jacques se tient éloigné des avions qui effraient tant son épouse. Il se consacre à la gestion des terres. Les fermes de La Combe et de la Mission occupent son temps.

Toujours à l'affut de nouveautés, il invente la "roue Silvestre" qui évite aux tracteurs de s'enliser et leur donne une bonne force de traction même dans la boue.

Bellegarde sera une des premières maisons équipées de l'électricité grace à des générateurs et des batteries (ces dernières seront confisquées par les allemands lors de la seconde guerre mondiale) - l'installation a tenu bon jusque dans les années 1980 ! Le téléphone s'invite aussi - ce sera le 2 à Saint Georges des Coteaux, le 1 étant réservé à la poste.

Carrière militaire

Citations & décorations

Documents

 


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