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Lettre de Augustin-François de Silvestre à Thomas Jefferson 8 juin 1809

Augustin-François de Silvestre, Thomas Jefferson


Lettre de Augustin-François de Silvestre à Thomas Jefferson

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Lettre de Augustin-François de Silvestre à Thomas Jefferson

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Lettre de Augustin-François de Silvestre à Thomas Jefferson

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Lettre de Augustin-François de Silvestre à Thomas Jefferson
8 juin 1809
Source : Picryl.com


Paris, le 8 juin 1809

Monsieur,

J’ai reçu et communiqué à la Société d’agriculture de Paris la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire en date du 11 fevrier dernier. La Société a vu, dans l’empressement avec lequel vous avez daigné vous occuper de la demande, que j’avais pris la liberté de vous faire en Son nom, d’une certaine quantité de graine de coton, un nouveau témoignage de l’intérêt1 que vous voulez bien prendre à ses travaux; et elle m’a chargé de vous en exprimer Sa vive reconnaissance. Comme il parait que2 les deux barils de graines, que vos Soins lui avaient destinés, n’ont pu étre envoyés assez-tôt à Newyork, pour pouvoir partir par l’aviso qui a été expédié de ce port (ce qui du reste ne doit point laisser de regrets, puisque ces graines seraient arrivées encore trop tard en france pour les semis de cette année), la Société accepte l’offre que vous voulez bien lui faire de renouveller vos Soins à cet égard pour l’année prochaine.3 Elle vous prie, lorsque vous aurez la bonté de vous occuper de ce Second envoi, de le composer, ainsi que vous aviez fait le premier, au moins pour moitié de graine verte, qu’elle se propose, non Sans quelque espérance de Succès, de faire essayer le long des côtes de la Méditerranée et dans quelques parties des départemens maritimes du Sud-Ouest. Les renseignemens, qui lui ont été donnés par un voyageur distingué, Monsieur Michaux, qui vient de parcourir une grande partie des Etats-Unis, Sur la nature et la Situation des terreins dans lesquels on y cultive cette espèce de coton, font présumer à la Société, malgré la juste confiance que mérite votre opinion, qu’elle pourra réussir également dans les contrées maritimes de la france méridionale; du reste c’est à l’expérience Seule qu’il appartient de confirmer ou de détruire cette conjecture.

J’avais espéré pouvoir vous envoyer, par le retour de l’aviso qui m’a porté votre lettre, le 11e Volume de nos mémoires; mais quoique l’impression en Soit terminée, il ne Sera prêt à paraître que dans quelques jours; je ne manquerai pas de profiter de la première occasion qui se présentera pour vous le faire parvenir.

Je vous prie, Monsieur, de vouloir bien agréer l’assurance de ma trez haute considération.

Signé: Silvestre

 

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