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Lettre du comte de Wackerbarth à Marie-Maximilienne de Silvestre - 21 janvier 1753

comte de Wackerbarth - Marie-Maximilienne de Silvestre


Lettre du comte de Wackerbarth à Marie-Maximilienne de Silvestre
21 janvier 1753
Source : Edouard de SILVESTRE - Renseignements sur quels peintres et graveurs des XVIIème et XVIIIème siècles Israël Silvestre et ses descendants Edouard de Silvestre - 1869


Transcription

Ce 21 janvier 1753.

MADEMOISELLE,

Votre lettre obligeante m'a trouvé au lit, où j'ai été retenu pendant cinq jours par la fièvre. Je commence à me remettre, et je profite de ce premier moment pour vous remercier, mademoiselle, des vœux et des souhaits qu’il vous a plu de me faire à l'occasion de cette nouvelle année. Je vous la désire des plus heureuses, et mes chers enfants, a qui j'ai fait part de votre attention et de vos politesses, joignent leurs vœux à ceux que je fais dans le fond de mon âme pour votre parfaite prospérité.

Ma nièce est de nouveau enceinte ; j'espère qu'elle mènera à terme cette deuxième grossesse plus heureusement que la première. Elle m'a promis d'obéir, à la lettre, aux ordres gracieux dont madame la Dauphine l'a honorée par votre intermédiaire, et de suivre avec empressement l'exemple de cette auguste princesse. Mon neveu se dispose a faire, dans peu, un voyage à Turin, pour y régler ses affaires domestiques après la mort de son père. Je suis très-sensible à la part que vous avez bien voulu me témoigner prendre à la si juste et si vive douleur que cette mort m'a causée. Il est bien vrai que le retour de mes enfants de Pologne me l'a fort adoucie. Ils me chargent, tous deux, de vous faire, de leur part, mille compliments et expressions d'amitié, et de vous prier de les mettre très-profondément aux pieds de Mme la Dauphine.

J'attends avec impatience que vous m'annonciez, mademoiselle, la réalisation de nos espérances : la naissance d’un beau duc d'AnjouNote. En attendant, je vous rends mille grâces des excellentes nouvelles que vous me donnez sur l'état prospère de Mgr le duc de Bourgogne et de Madame, sa sœur. Je vous envie, mademoiselle, le bonheur que vous avez de leur faire si souvent la cour.

Je vous prie de présenter la lettre ci-incluse à Mme la Dauphine. Elle contient la réponse de M J" la comtesse de Weissenfels qui m'a fait ordonner de vous assurer de son estime. Leurs Altesses Royales conservent pour vous les sentiments de bonté que vous leur avez toujours connus. Mon indisposition m'a empêché de confronter avec mes livres la feuille généalogique de notre aimable prince Frédéric-Auguste, que vous m'avez envoyée de la part de M. Guérin ; je le ferai avec un peu plus de loisir, et communiquerai ensuite le résultat aux Augustes Père et Mère de ce cher petit prince. Toute la famille royale se porte à merveille, comme vous le verrez, mademoiselle, dans ma lettre à M.me la Dauphine. Mille compliments et amitiés à M. votre père. Si madame Frommin m'envoie sa réponse, comme je l'en ai fait avertir, vous la trouverez jointe à cette présente lettre que je finis en vous assurant qu’on ne saurait être, avec plus de considération et d'estime que je ne le suis,

Mademoiselle.......

Note

 

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