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La ville de Lyon et nymphe

Au travail !

       

 

Israël Silvestre : La ville de Lyon et nymphe
Crédit : Benoit Faure-Jarrosson


La ville de Lyon et nymphe

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Hors Faucheux
Cette image fait partie de la suite 500 : Gravures Dessins et croquis hors Faucheux


Benoit Faure-Jarrosson précise :

"Cette gravure imprimée en 1652 n’est pas signée. Le paysage d’arrière-plan représente avec certitude une vue de Lyon depuis le sud, au confluent (d’alors) du Rhône et de la Saône. Tous les éléments typiques de ce point de vue y figurent, c’est-à-dire, de gauche à droite, la muraille de Saint-Georges, les arcades des ruines romaines, la primatiale Saint-Jean, la presqu’île avec le clocher de l’abbaye d’Ainay et le pont de la Guillotière. Au premier plan, une figure a été ajoutée : Vénus, alias Aphrodite, avec ses attributs (coquille, perle, voile).

Cette gravure doit être comparée à celle d’Israël Silvestre publiée chez Robert Pigout en 1651 (Veüe De Lyon quand on y monte Par le Rosne). La similitude de chaque élément du paysage est complète, à la nuance près d’une composition déformée par un point de vue situé légèrement plus à l’ouest. Cette comparaison fait fortement pencher en faveur d’une attribution de ce paysage à Israël Silvestre. On y retrouve la précision des éléments bâtis (que Silvestre dessinait souvent à la chambre obscure) et le traitement de l’eau, des nuages et des petits personnages (probablement ajoutés en atelier, d’où des incertitudes d’échelle). Surtout, aucun autre graveur n’est identifié alors à Lyon pour réaliser une telle oeuvre.

Par ailleurs, le tirage sur satin de la série de vues de Lyon par Silvestre éditée par Pigout débute par une planche figurant l’hôpital Saint-Laurent. Le paysage est manifestement de la main de Silvestre. Ont été ajoutées des figures mythologiques représentant le Rhône et la Saône, dessinées par François Rambaud, connu comme peintre à Lyon. Comme sur la gravure étudiée ici, ces personnages sont d’un trait épais et d’une anatomie approximative. Précisément, on note que la Saône et Vénus ont toutes deux un biceps gauche qui s’attache curieusement loin de l’épaule.

En conclusion, il me semble que tous ces indices, joints à une parfaite concordance de temps, militent fortement en faveur d’un paysage gravé par Israël Silvestre lors de son passage à Lyon en 1650 et surchargé par François Rambaud."

 

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