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Jeune dame de qualité à la corbeille de fleurs

       

Jeune dame de qualité à la corbeille de fleurs


Jeune dame de qualité à la corbeille de fleurs
Louis de Silvestre
H : 1015 X L: 800
Huile sur toile
Crédit : Passé chez Drouot le 13 décembre 2012


Si l’œuvre est bien de Louis de Silvestre, elle est antérieure à ses fonctions à la cour du roi de Pologne.

"Au tout début du XVIIIème siècle, et particulièrement en France, le portrait domestique connut une floraison particulièrement grande, principalement du fait de l'évolution du goût pour l'intime mais aussi du fait du fort enrichissement de la bourgeoisie parisienne. La présence sur le marché de peintres aussi estimés que François de Troy (1645-1730), Nicolas de Largillière (1656-1746) et Hyacinthe Rigaud (1659-1743), répondit aux attentes de cette nouvelle clientèle friande de portraits allégoriques, historiés ou tout simplement commémoratifs d'un mariage, de l'obtention d'une charge, d'un titre, ou de tout autre marque d'ascension sociale. Ce «triumvir du portrait» comme on l'appelait alors, draina dans son sillage bon nombre d'artistes moins médiatisés mais tout aussi qualitatifs et qui, tout en s'inspirant du succès de leurs aînés, ont repris à leur compte des attitudes éprouvées qu'ils teintèrent néanmoins de leur propre spécificités. C'est le cas de cet élégant portrait de jeune femme présentant des fleurs dont le style et la touche ne peuvent être rattachés à l'oeuvre de Largillière, de Troy ou Rigaud. Parmi leurs affidés, quelques noms auraient été également pu séduire tels Alexis-Simon Belle (1674-1734) ou Jean-François Delyen (1684-1761), élèves de Largillière, mais dont les styles désormais mieux connus ne s'accordent pas avec l'évanescence du présent portrait. A bien des égards, il nous semble plutôt devoir regarder du côté d'un artiste qui connut une grande destinée outre- Rhin mais qui acquit tout son métier au contact de l'Académie Royale de peinture à Paris: Louis II Silvestre (1675-1760). Quatrième fils d'Israël Silvestre (1621-1691) et de sa femme Henriette Sélincart, Louis étudia probablement les premiers rudiments du dessin sous la conduite de son père, puis fut admis à suivre les cours de l'Académie. Elève de "

 

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